autoportrait, Dominique Martigne, galerie de photos

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autoportrait, Dominique Martigne

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L'AutoDom....
Autoportrait 2008

Se peindre, hé bien ce n'est pas si façile que ça...

En ce qui concerne la page avec les photos; Le jeu est de trouver la photo numéro 1 pour découvrir l'évolution du travail.
Vous pouvez les déplacer, les trier sur l'écran, double cliquer pour les agrandire, et inversement.

Amusez vous bien ; Dominique, dit à l'époque petit ongle bleu.

Un auto-portrait ? pas si simple...

Dominique Martigne
Autoportrait livre - Diptyque sur bois
Huile (portrait)
Acrylique (intérieur)
fermé: 42x50, ouvert : 58x50
Août 2008

Un auto-portrait avait proposé le centre culturel de Gentilly. L'exercice me semblait simple. Un miroir, quelques photos, mes pinceaux et hop ! Au travail ! Mais le soir il n'y avait rien sur la planche de travail. Bon…

le lendemain et les jours suivants, j'ai pris mon appareil photo et le tenant à bout de bras j'ai pris des dizaines de clichés. Le matin, le soir, la nuit. Pas assez représentatifs de ce que je ressentais de moi. Trop fatigué, trop triste, pas assez souriant, absent, idiot, plein de rides...

Commençait sans que je m'en rende compte le vrai travail.
Ce n'est que quelques semaines plus tard que je choisissais, enfin, un cliché. Un portrait qui pouvait me ressembler, pas seulement à l'extérieur, mais intérieurement. Il y avait dans cette image une reconnaissance amicale de moi même. Pas Brad Pitt non, mais le mec en face de moi n'était pas si mal que ça et surtout, il y avait dans ce visage quelque chose de moi qui me parlait à l'intérieur.

Il a quand même fallu attendre quelques semaines de plus pour que je prenne mes pinceaux.

C'était un jour ou j'étais serein et où tout souriait autour de moi; la nature, les pierres, le soleil, et l'air frais du matin. Alors, j'ai sorti de son carton la planche que j'avais choisie, chérie, poncée, et caressée depuis deux mois et doucement j'ai reproduit au crayon la photo que j'avais sous les yeux puis posé une première base à l'acrylique à la recherche des formes du visage. Surtout les ombres et les lumières. Le travail à l'huile à commencé dès le lendemain. Minuscules touches de pinceau pour trouver doucement l'éclat d'un oeil, renforcer une ride, en atténuer une autre, poser un glacis sur une ombre, renforcer une lumière, descendre une de mes grandes oreilles pour la mettre à sa vraie place. Surpris, je re- découvrais mon visage avec ses irrégularités et surtout la différence de regard de mes yeux, l'un vivant et souriant, l'autre triste. Sans doute, ma part d'ombre et ma part de lumière.

Et puis un jour, comme pour chaque tableau, il faut décider qu'il est terminé. Je posais le tableau sur une planche pour le regarder avec recul. Le gars sur la planche et l'autre debout en face étaient contents d'eux mêmes.

Le soir, je me remettais devant mon nouveau copain, il n'avait pas bougé. Moi j'étais plein de poussière, les cheveux en bataille et ma barbe avait poussé. Lui n'avait pas pris une ride depuis la veille ! Cette impassibilité, cette fixité du regard triste et pétillant à la fois finissait par me gêner.

C'est en prenant la planche pour la tourner avec précaution vers la lumière qu'est née l'évidence que je devais peindre aussi l'intérieur. L'intérieur de deux planches qui s'articuleraient comme un livre. Livre intérieur, monde intérieur de mon univers de peintre.

Les images ont surgi dans le désordre. Une armoire aux portes entrouvertes comme celles de ma grand mère, celles qui cachaient mille trésors et mille secrets, ainsi pouvait s'envoler ceux que que je voulait montrer et rester dans l'ombre ceux que je tiens comme mes trésors, des océans parcourus sur des voiliers ou vus des îles.

Je plaçais sur la gauche du tableau une banquise, glaces du grand Nord que j'aime, supports de rêves et de mystères. Quand je suis né les banquises étaient vastes, maintenant elles sont menacées de disparition.

Le visage indéfini sur la droite n'a pas voulu se finir, alors je ne l'ai plus embêté, le laissant ainsi, un peu inachevé, peut être est- ce un visage de moi avançant dans l'age...

J'ai mis dans le décor certains éléments récurrents de mon travail de peintre,d'autres propres à ma vie, certains sont à peine visibles et ne parlent qu'a mon coeur, c'est à la fois mon monde intérieur et mon jardin secret. Et comme tout secret... C'est secret.

n'hésitez pas à ouvrir la porte, mais n'oubliez pas de la refermer en partant…
Dominique Martigne
Octobre 2008

(remerciement particulier à Dominique Rémones qui a créé avec talent le système d'articulation de la porte)

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